Imaginez que vous ne pouvez plus faire la différence entre les saveurs ou qu’ « un gâteau au chocolat peut d’un seul coup avoir l’odeur du caoutchouc brûlé ». La perte d’odorat est un trouble sensoriel qui peut être total ou partiel, soudain ou progressif et qui met la personne qui en est affectée dans un grand désarroi.

Diagnostiquer la perte d’odorat

En cas de perte d’odorat, qu’elle soit totale ou partielle, il faut en parler au plus vite à un spécialiste ORL qui pourra établir le diagnostic après quelques tests. En effet, «Lors de la consultation, le spécialiste fera une fibroscopie nasale ainsi que des examens complémentaires adaptés : radiographiescanner des sinus, IRM cérébral ». Vérifier l’olfactométrie d’une personne est un examen médical basé sur différents tests d’odeurs calibrées qui sert à évaluer de façon précise le degré de la perte d’odorat. Il est indispensable de rechercher un traitement contre ce qu’on appelle en jargon médical, l’anosmie, car ce trouble est déroutant. Il est aussi urgent de dépister la maladie car elle peut mettre en danger la vie de la personne qui en souffre car elle est par exemple, incapable de sentir une fuite de gaz, la fumée d’un début d’incendie.

Les causes de l’anosmie ou perte d’odorat

Il est nécessaire de rechercher les causes d’une anosmie car elles sont déterminantes dans le choix du traitement de la perte d’odorat. La maladie peut avoir différentes origines comme un problème en lien avec le nez ou les sinus. En effet, « 50 % des personnes souffrant de poly-pose naso-sinusienne, par exemple, recouvrent l’odorat grâce à un traitement médicamenteux au long cours ou à la chirurgie ». Une perte d’odorat peut aussi survenir à la suite d’un traumatisme crânien ou d’une maladie neuro-dégénérative et dans ce cas il n’existe aucun traitement pour guérir la perte d’odorat. Certaines rhinites provoquent une anosmie qui disparait souvent toute seule au bout de quelque temps.

La perte d’odorat, une maladie très handicapante

En cas d’atteinte partielle de la fonction olfactive, l’ORL préconise en général un traitement qui consiste à stimuler l’odorat du patient en agissant sur le nerf olfactif, en lui faisant sentir une palette d’odeurs et de parfums,  sur le principe de la «  Madeleine de Proust. En effet, « Certaines recherches ont montré qu’un entrainement olfactif sur 4 odeurs spécifiques (rose, menthe, citron et cannelle) permettait d’obtenir des résultats intéressants en stimulant conjointement la mémoire et les émotions ».